Affichage des articles dont le libellé est Estelle Faye. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Estelle Faye. Afficher tous les articles

jeudi 28 mai 2015

Enoch

Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…
Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.
Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre… Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…
Enoch (La voie des Oracles T2)
Estelle Faye - 2015

Merci aux Éditions Scrinéo et à Livraddict.

Thya, le tome 1 de cette saga très originale, m’avait complètement séduite, et c’est donc avec impatience que j’attendais de lire cette suite. Ce second tome est toutefois un peu plus inégal que le premier et, si j’ai aimé la continuité de l’histoire, j’ai trouvé qu’il s’est passé beaucoup moins de choses intéressantes ici.

En effet, Thya, Enoch et Aylus sont en fuite tout le long du roman. Ils seront séparés et auront chacun leur voie et leur but, mais le découpage fait que l’on suit cycliquement chacun d’entre eux indépendamment des autres et donc, évidemment, cela laisse moins de place pour des scènes d’actions. Sur les routes, arrivée dans un lieu duquel ils doivent partir, sur les routes… Bref, le schéma est un peu répétitif.

Toutefois, l’intrigue reste excellente et un peu plus ancrée dans le surnaturel. Les dieux sont bien plus présents et maîtrisent le destin de nos personnages comme jamais. De même le style est quant à lui toujours agréable et envoûtant, même si j’ai préféré le début et la fin du roman, le milieu ayant été ponctué d’une petite lassitude passagère.

Le grand mystère de ma lecture a ensuite concerné Enoch. Pourquoi ce titre pour ce tome ? C’est seulement en ayant lu les dernières lignes que je l’ai compris. Même s’il n’était pas plus présent que ses amis, il n’empêche que son personnage était particulièrement important dans le sens où son évolution était flagrante, son destin terrible, et son lien avec Thya déterminant pour la suite des événements.

Le final est hallucinant. Traité bien trop rapidement à mon goût, car j’aurais bien aimé qu’il y ait plus de suspense et que le côté dramatique soit encore plus poussé et fort en émotions, il va donner un coup de renouveau à la saga après un tome que je situerais « entre-deux » : après un tome 1 excellent, j’attends un tome 3 explosif !

« Thya
Aylus »

dimanche 12 octobre 2014

Thya

La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle et, à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort, et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.
Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père…
Thya
Estelle Faye 2014

Merci à Livraddict et aux Éditions Scrinéo.

Je vais commencer par la couverture, car c’est elle qui m’a avant tout tapé dans l’œil ! Ne trouvez-vous pas qu’elle est magnifique ? J’ai beaucoup aimé le stylisme autour des cheveux de Thya, et la toge romaine qui met tout de suite dans l’ambiance quant au contenu du livre. J’ai craqué en voyant cette couverture et je n’ai lu le résumé que d’un œil très rapide, presque en diagonale. Je savais juste que cela changerait de mes lectures habituelles. Et je n’avais pas tort.

Pour changer, ça m’a changé ! Déjà, c’est la première fois que je lis un roman qui se passe dans le monde romain. Des oracles, des devins, des maisons romaines, des patriciens… Tout cela m’a rappelé mes cours de latin, et ce n’était pas pour mon déplaisir. J’ai vraiment eu l’impression d’être en train de lire une histoire originale de cette période, tant les détails de la vie romaine sont bien respectés, tels que je m’en souviens de mes leçons. Une vraie réussite.

Là où j’ai été surprise, c’est sur le côté gaulois de l’histoire, lorsque le surnaturel se mêle à la vie de tous les jours. Quand j’ai vu apparaître le faune ou les dieux païens dans ma lecture, je me suis demandé où je me trouvais ! J’aurais dû lire le résumé plus attentivement ! Mais j’ai adoré ce décalage et cette opposition entre le paganisme et la chrétienté.

Je ne sais pas si toutes les références historiques sont vraies, mais cela se lit tellement bien que l’on se prête au jeu et que l’on prend pour argent comptant tout ce que nous raconte Estelle Faye. Un délice. Car il faut tout de même dire qu’elle a un style réellement prenant et dynamique. Dès les premières pages, je me suis sentie tirée dans l’ouvrage et je me suis mise à tourner les pages de manière frénétique. L’histoire était vraiment captivante.

Les personnages sont sympathiques, même si Thya est un peu une tête à claques parfois. Mais on lui pardonne, la pauvre, vu tout ce qui lui arrive ! En plus, elle apprend à évoluer dans un monde qu’elle découvre, alors on a tendance à vouloir l’encourager. Ce n’est pas comme Enoch, qui lui s’amuse un petit peu trop à ses dépens. Mais on l’apprécie quand même, ce jeune homme… Surtout quand on voit son évolution !

Je mettrais un petit bémol toutefois sur ce livre – eh oui, il y en a un ! Ce tome enclenche bon nombre d’intrigues parallèles à l’intrigue principale, et pas une seule n’est terminée ici. À la fin de ma lecture, tout est en suspens, et nous n’avons que très peu de réponses quant aux questions posées concernant l’histoire de Thya. On n’entend plus parler de certains personnages au bout d’un moment, et on s’imagine qu’on les retrouvera dans d’autres tomes ; d’autres sont séparés, et on ignore comment ils se retrouveront, que va-t-il arriver à Thya, à son père ?… De plus, les derniers chapitres de ce livre sont somme toute assez fouillis, car l’autrice veut nous révéler certaines choses mais sans tout révéler… J’ai trouvé ça un petit peu maladroit.

Je ressors donc de cette lecture ravie, car j’ai adoré ce premier tome par son côté frais et original, mais aussi frustrée, car le côté « tome 1 » n’est pas du tout subtil et nous donne l’envie de lire la suite immédiatement. Sauf que la suite n’est pas parue… Alors, je vais devoir trouver un moyen de survivre à mon attente…

Enoch »